Je crois

Le monde s’effondre en ce moment ou plutôt, devrais-je écrire, plus que d’habitude. Je m’adonne en temps normal à faire l’autruche avec passion mais les nouvelles de ces derniers jours sont de celles que l’on ne peut éviter comme on le souhaiterait.

Catastrophe naturelle, drame humain, nous sommes sur un combo de l’angoisse et du désespoir des plus effrayants, avec notre copain Covid qui cavale toujours en arrière plan.
On ne se mentira pas : consulter les actualités en ce moment donne un sacré coup de grisou. Si on est déjà pas au top de sa forme, il y a de quoi vouloir s’endormir devant Friends jusqu’en 2022, en priant pour des jours meilleurs.

On me dit souvent que je suis gaie. Dotée d’une énergie folle. Drôle. Gaulée comme Monica Bellucci (non, je plaisante).
Mais il m’arrive par moments d’avoir le spleen sournois, celui qui se glisse insidieusement et me paralyse alors que je n’existe que par le mouvement, les actes, les projets.
Et lorsqu’il frappe, froidement en plein milieu du plexus solaire, je me raccroche à ma foi. Une foi un peu particulière, loin des églises et des livres de prière.

Je crois à l’énergie qui passe entre les êtres.
Je crois que le destin nous joue parfois des tours.
Je crois que le hasard n’existe pas, que ce que nous imaginons une coïncidence n’est qu’un rendez-vous planifié pour nous depuis bien longtemps.
Je crois qu’il faut garder auprès de soi les gens capables de nous faire rire aux éclats lorsque nous sommes fous de rage.
Je crois que nous recroisons dans chacune de nos existences des personnes qui ont compté dans d’autres. Qu’en réalité, nous ne perdons jamais ceux que nous aimons.
Je crois aux fous rires, nous tirant des larmes aux yeux.
Je crois aux plaisirs simples, à la joie de sentir le soleil sur sa nuque et de tenir une main dans la sienne.
Je crois que l’on peut réaliser ses rêves. Qu’il suffit juste de volonté et de persévérance. Il faut ensuite accepter le revers de la médaille : en transformant nos rêves en quotidien, ils perdent de leur magie.
Je crois que le plus important reste nous même. Que nous devons cesser de nous définir par nos relations, nos possessions, nos statuts mais plus par nos valeurs et notre persévérance.
Je crois que notre enfant intérieur se cache toujours au fond de nous et que nous pouvons aller le chercher dès que nous le souhaitons.
Je crois que derrière chaque blague se dissimule une sensibilité et une profondeur insoupçonnée.
Je crois les gens qui font plus que ceux qui disent, malgré mon amour des mots et du verbe.
Je crois qu’il n’y a rien de mieux pour lutter contre l’anxiété qu’une sieste, une méditation, un moment entre amis et une glace.
Je crois qu’écrire reste mon plus bel exutoire.
Je crois que mes exs s’imaginent que je les déteste alors que je leur souhaite du bonheur et une invasion de punaises de lit tant qu’ils ne resteront pas à leur place : loin et silencieux.
Je crois que l’hypersensibilité et la bienveillance deviennent des arguments marketing pour choper et sont très souvent utilisés par des personnes bien éloignées de cela.
Je crois à l’amour, celui qui nous laisse essoufflé et émerveillé, ce feu qui brûle au point de ralentir et accélérer le temps simultanément. A cette loyauté indéfectible et cette affection inconditionnelle, où les frontières, les années, l’éloignement, les disputes ne les affectent pas.
Je crois que chaque fin abrupte n’est en réalité que le signe d’un nouveau départ, bien plus beau et puissant.
Je crois que derrière chacun de nos doutes se trouve une réponse.
Je crois que nos angoisses les plus profondes sont des mémoires d’ancienne vie.
Je crois à la puissance du pardon. Que la vie se chargera de nous venger, si vengeance il doit y avoir.
Je crois que les deux seules choses qui ne disparaissent pas sont l’amour et l’espoir.
Je crois à la tendresse, cette émotion douce qui nous en fait presque fermer les yeux, qu’on la reçoive ou la donne.
Je crois que si je meurs demain, je partirai à peu près l’esprit tranquille.
Je crois que nos rêves sont des passages de l’autre côté, des clefs sur nous mêmes et sur notre destin.
Je crois à la beauté d’un corps nu, qu’ils respectent les critères esthétiques ou non.
Je crois qu’un jour nous serons tous suffisamment bienveillants et à l’écoute pour construire ensemble le plus beau monde possible.

Et je crois que si j’ai réussi à vous apaiser par cette chronique, ma journée n’a pas été perdue.

6 commentaires sur “Je crois

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