2022

Alors, les copains, on décuve bien ? Votre foie se demande pourquoi une telle violence à son égard ? Vous maudit-il plus ou moins en silence et est-il moyennement heureux de débuter 2022 de la sorte ? Sauf si copain COVID est passé par là et votre nouvel an fut digne d’une fête de septuagénaires.

N’êtes-vous pas mécontents de laisser 2021 derrière vous, son pangolin, ses masques, ses confinements, ses crises économiques, ses scandales variés ? Tu hors de ma vie le Covid, comme dirait Wejdene ? 2021, cette mauvaise rediffusion de 2020. On prie pour que 2022 s’en éloigne et ait un peu plus de gueule.
Les pessimistes nous disent que cette année était le hors d’oeuvre et que les suivantes semblent bien plus sombres. Le début avant l’effondrement.
L’avantage de ce gel hydroalcoolique plein nos poches, est son côté multi usage : désinfectons nos mimines et servons-nous un petit shot réconfortant entre deux wagons de métro.

De mon côté, 2021 fut une année dans la lignée de 2020, sous le signe de la reconstruction. Des paris un peu fous et hasardeux : faire du parapente, monter sur scène, envoyer des manuscrits à des maisons d’édition. J’ai réalisé plusieurs rêves et chose étonnante, les concrétiser leur a enlevé de leur superbe. A atténué leur côté impossible. Cela m’a donné l’envie d’aller plus loin et de ne pas m’arrêter en si bon chemin, n’en déplaise à certains.

J’ai pu, une nouvelle fois, profiter de mes proches : certaines relations ont pris une autre couleur, une autre teinte, un approfondissement étonnant que rien ne laissait présager. Ce chamboulement m’a permis de mieux respirer à des instants où je perdais pied, où tout semblait tournoyer dans une cacophonie effrénée.

2022 est donc là. L’on peut se demander que souhaiter : un vaccin efficace ? Arrêter de manger des animaux sympas pour éviter une prochaine pandémie ? Oubliez les loutres, les ratons-laveurs, les marmottes : tablez sur des choux de Bruxelles, promis, c’est bien. Vos choix gastronomiques restent originaux (et dégueulasses).
Je n’évoquerai pas la présidentielle, ce choc des titans où nous allons devoir choisir entre douze personnalités anxiogènes. On verra si notre gouvernement passe en mode YOLO.

Pour ma part, je vous souhaite de la joie : l’on dira ce qu’on voudra mais cette émotion reste celle qui nous sauvera tou.te.s. Les personnes capables de danser sur les tables règneront un jour sur le monde.
Je vous souhaite une effusion de douceur, de celle qui vous laisse le souffle coupé ou qui vous permet de vous endormir sans crier gare.
Je vous souhaite d’aimer ce que vous voyez, chaque matin, lorsque vous vous regardez dans la glace. Que votre reflet ne vous renvoie qu’axes de progression et tout votre potentiel dissimulé dans le coin des yeux. De tomber amoureux de vous, follement. Vous êtes bien la seule personne sur terre avec qui vous êtes sûre de passer toute votre vie.
Je vous souhaite des rencontres, de celles qui font grandir, rire aux éclats, réfléchir, pleurer, vous insurger, avancer car la beauté du monde et de nos existences se cache dans les émotions que nous procurent les autres. De privilégier le bonheur face aux convenances, de vous laisser surprendre face à l’inattendu.
Je vous souhaite du courage, aussi bien pour faire face à une réalité parfois désagréable que pour vous élancer et réaliser vos envies les plus folles.

Une folie douce.

Jusqu’à l’année prochaine. Jusqu’au bilan suivant.

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